Die Hard 5, le dernier de la saga n’est pas à la hauteur

20130224-130125.jpg« Bruce Willis est de retour dans son rôle le plus mythique : John McClane, le « vrai héros » par excellence, qui a le talent et la trempe de celui qui résiste jusqu’au bout.
Cette fois-ci, le flic qui ne fait pas dans la demi-mesure est vraiment au mauvais endroit au mauvais moment après s’être rendu à Moscou pour aider son fils Jack, qu’il avait perdu de vue. Ce qu’il ignore, c’est que Jack est en réalité un agent hautement qualifié de la CIA en mission pour empêcher un vol d’armes nucléaires. Avec la mafia russe à leur poursuite et la menace d’une guerre imminente, les deux McClane vont découvrir que leurs méthodes radicalement différentes vont aussi faire d’eux des héros que rien ne peut arrêter. »

En 1988, le réalisateur John Mctiernan, accompagné de Bruce Willis, révolutionne le genre action avec Piège de cristal. Succès critique et commercial immédiat, tout le monde est du même avis, les aventures de John Mc Clane doivent continuer. 58 minutes pour vivre, Une journée en enfer, Retour en enfer font honneur à ce personnage désormais culte. Qu’en ai t il aujourd’hui, avec la sortie du cinquième opus ? Est il comme ses prédécesseurs un digne héritier ?
La réponse est simple, c’est NON ! Les producteurs ont confié cette tache difficile au réalisateur du très mauvais Max Payne, John Moore, et celui ci ne semble pas avoir saisi les codes de la saga Die Hard.

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Certes, les scènes d’action sont effectivement bien présentes, et sont faut l’admettre, plutôt réussies. Frénétiques, les voitures volent en éclats, les immeubles sont secouées, l’apocalypse semble toujours poursuivre Mc Clane telle une ombre. Malheureusement, ces mots suffisent à résumer ce film. Ce dernier n’est finalement qu’un simple blockbuster sans âme.
L’humour noir qui a fait le succès des Die Hard a disparu. La souffrance physique du héro, qui ne fait que s’accentuer au fil de l’histoire pour finalement atteindre son paroxysme lors de la scène finale, a été oubliée. Les répliques sanguinolentes et affutées sont inexistantes. Mais surtout, Le bad guy est juste pitoyable. Alan Rickman, William Sadler, Jeremy Irons, Timothy Olyphant (!) nous avait proposé des terroristes charismatiques dans les précédents volets, concoctant des plans audacieux avec une vraie violence. Dans Die Hard 5, il n’en est rien, tout est plat, la tension ne monte jamais. Doucement mais certainement, l’ennuie finit par s’implanter dans votre esprit, malgré les scènes d’action incessantes.
Die Hard : une belle journée pour mourir est un rendez-vous raté, et restera dans nos mémoires comme étant le plus mauvais Die Hard de la saga. Triste sort mais amplement mérité.

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Frédéric Ayen

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